Replacer l’humain au cœur de l’école

Tribune du Rezé Mensuel – Mai 2019

Le gouvernement a décidé d’une nouvelle loi pour l’école, sans aucune concertation ni avec les enseignants, ni avec les collectivités locales. Un gadget de plus, qui ne renforcera absolument pas l’efficacité des enseignements, qui ne permettra pas non plus d’espérer combler les inégalités que les enfants subissent, mais qui éloignera des usagers les lieux d’organisation.

Aujourd’hui, le manque de personnel, la complexité croissante de l’enseignement, liée à une perte généralisée de valeurs, liée aussi à une hétérogénéité des classes se voit à travers des symptômes incontournables : baisse des résultats, fatigue croissante, physique et morale des personnels, actes de violence, les indicateurs virent au rouge.

La question de l’inclusion des enfants qui présentent des problématiques particulières nécessite plus de moyens humains, et des compétences que les enseignants n’ont en général pas. L’école a besoin d’être rénovée, sans doute. Mais toute rénovation devrait être centrée sur l’enfant et ses besoins, et non pas à travers des tableaux de chiffres et des courbes.

En réponse, le gouvernement ne pense que gestion administrative, économie d’échelle, et économies financières tout court (en particulier pour la formation).

Les communes, et en particulier Rezé, ne peuvent laisser se distendre le lien qu’elles ont avec l’école, et voir leurs efforts de complémentarité anéantis par un texte totalement hors sol, et où l’enfant n’apparaît qu’en pointillé.

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